Courts-métrages
Mon(s)tre
film réalisé par Anthony LE SAOÛT, Daphné PARROT, Yann POYAC, Geoffroi RIDEL, Charles SCHNECK (2008)
Musiques francophones
Historique de la chanson française
(d'après le site du Hall de la Chanson)
Années 50
L'avant-guerre avait vu la naissance des premières grandes stars du Music-hall comme Maurice Chevalier, Edith piaf ou Charles Trenet.
Les crises politiques et sociales ainsi que les guerres du Viêt-nam et d' Algérie marquent fortement les années d'aprés-guerre. La chanson Rive-Gauche sort des cabarets et s'institutionnalise. C'est le règne des ACI (auteurs, compositeurs, interprètes) qui s'accompagnent eux-mêmes au piano ou à la guitare. Ils ont pour nom Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Jacques Brel, Léo Ferré, Charles Aznavour, Guy Béart ou Barbara. La chanson se diffuse de plus en plus aisément grâce au 45 tours et à la création des radios périphériques, comme Europe 1. Ces stations assurent la promotion de nombreux interprètes comme Dalida, par exemple. Bruno Coquatrix renouvelle la programmation de la chanson avec l'ouverture de l'Olympia où se produisent, entre-autres, Edith Piaf et Yves Montand. Les revues sont passées de mode et on leur préfère les opérettes chatoyantes de Francis Lopez. Son interprète favori, Luis Mariano, est le premier en France à avoir un fan-club. Les années 1950 sont aussi celles de la chanson exotique avec Gloria Lasso, Dario Moreno ou Dalida. L'époque s'achève sur l'arrivée du rock'n'roll en France, prélude à une réelle révolution dans le monde de la musique.
Années 1960
Ces années de croissance économique voient une montée en puissance de la classe moyenne. Le téléphone, la télévision et la voiture deviennent des objets d'usage courant. C'est l'époque de la construction des banlieues et de l'engouement pour les maisons individuelles. A la télévision, commence le règne du direct et des séries américaines. Les bouleversements sociaux culminent avec Mai 1968. Les rapports de couple se transforment. La sexualité devient un enjeu social. A la fois image de la femme mutine et libre et sex-symbol, Brigitte Bardot est la vedette nationale. La décennie démarre avec une véritable révolution culturelle, consécutive à l'arrivée du rock'n' roll en France, il s'agit de la déferlante yé-yé. Johnny Hallyday, Richard Anthony , Sheila ou Claude François envoient aux oubliettes la plupart des vedettes des années 1950 et la chanson Rive-Gauche. L'heure est à l'adaptation des succès américains. Pour la jeunesse, la chanson devient un facteur identitaire, que l'on pratique en groupe (Nuit de la Nation en 1963). On se retrouve au Golf-Drouot, on écoute "Salut les Copains", on regarde "Age Tendre et Tête de Bois". Les ventes d'électrophones montent en flèche. Le disque remplace le spectacle comme moyen de promotion d'un artiste. La chanson passe à l'ère de l'industrie et du marché. La notion de tube apparaît. La musique dominante est anglo-saxonne. On commence, au milieu des années 1960, à préférer les versions originales. Les Beatles, phénomène mondial, popularise le son de la pop anglaise. Parallèlement, apparaissent des artistes issus du même univers musical mais imposant une démarche plus personnelle, comme Nino Ferrer, Jacques Dutronc ou Michel Polnareff. Evincé par le disque, le spectacle de music-hall trouve sa traduction dans la vogue des grands shows de variétés à la télé.
Années 1970
Le début de la décennie est marquée par une évolution des moeurs avec, dans la foulée de Mai 1968, le développement du féminisme, du régionalisme et de l'antimilitarisme, le tout sur fond de folk et de chanson militante. C'est l'époque des grands festivals musicaux. Le magnétophone à cassettes et le walkman se popularisent. Serge Lama est le plus gros vendeur de disques des années 1970, suivi de près par Michel Sardou et Maxime Le Forestier. Le rock s'institutionnalise. C'est l'époque du rock progressif et des supergroupes, des tournées de promotion internationales où la technique prend le pas sur la musique. En France, l'heure n'est définitivement plus aux adaptations, on écoute les versions originales. Le 33 tours n'est plus seulement une addition de titres, mais une oeuvre globale, un album. Trois phénomènes musicaux majeurs marquent ces années, il s'agit du reggae, du punk et du disco. Le punk, sur fond de crise, dynamite les canons du rock. Le reggae, à contretemps de la rythmique binaire, impose pour la première fois à l'échelle internationale des stars issues du tiers-monde. Le disco, né en Europe, marque l'affirmation d'une musique qui se justifie par la pratique de la danse dans les discothèques. Les figures de proue de ces trois mouvements sont Bob Marley, les Sex Pistols et les Bee Gees. Serge Gainsbourg est le premier à enregistrer avec des musiciens jamaïcains. Le courant punk donne naissance à une multitude de groupes, comme Starshooter. Côté grand public, Plastic Bertrand remporte un franc succés. Le disco devient le son dominant des variétés avec de nouveaux venus comme Patrick Hernandez ou Patrick Juvet. C'est la grande mode des" pattes d'éph", des paillettes et de la couleur orange. Les réfractaires aux grands shows de variétés privilégient une nouvelle génération d'auteurs - compositeurs - interprètes comme Bernard Lavilliers, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Jacques Higelin, Renaud ou Alain Souchon. Le rock n'est pourtant pas mort. Témoin Téléphone qui, à la fin de la décennie, jouit d'un popularité jamais atteinte par un groupe français depuis les yé-yés.
Années 1980
Les années 1980 sont marquées par l'irruption du sida, une forte montée du chômage et un malaise croissant dans les banlieues. Peur du chômage et sécurité deviennent le centre des préoccupations. Les débats sur la mondialisation et sur la sauvegarde de la langue française sont légions. L'évolution des modes de vie ne se limite pas au développement de la micro-informatique, à l'implantation des Mac Donald's ou à l'ère des méga-stars internationales, comme Madonna ou Michael Jackson. Cette décennie est aussi celle de la libéralisation des médias, de la World Music et des grandes causes humanitaires. L'autorisation des radios libres est une révolution importante dans le mode de la diffusion de la chanson. On assiste à une véritable explosion des radios FM, dédiées à la musique. Tout en multipliant l'offre, elles imposent une segmentation accrue du marché. La programmation musicale n'est plus fédératrice, mais ciblée en fonction d'un genre ou d'un public. Quand à la télévision, la création de la première chaîne musicale popularise un nouveau support de diffusion, le clip. S'ajoute, à ces nouveaux espaces de promotion, l'apparition et l'adoption par le public du compact disc. Un classement des titres par les ventes s'impose et c'est la naissance du Top 50. La décennie s'ouvre avec la mode New Wave dont Indochine devient, en France, le groupe phare. Ce courant musical se caractérise par un son clair, des synthétiseurs et des voix désincarnées. Le bref mouvement punk laisse, néanmoins, des traces durables avec l'apparition du rock alternatif. Ce dernier est représenté par des groupes comme Les Béruriers Noirs, Les Garçons Bouchers, La Mano Negra, les Négressses Vertes ou Rita Mitsouko. Le phénomène musical marquant des années 1980, reste l'explosion de la World Music avec un grand engouement pour la musique africaine: "Yeke yeke" de Mory Kante, "Asimbonanga" de Johnny Clegg ou "Sweet fanta dialo" d'Alpha Blondy. Grand intérêt aussi pour le zouk des Antilles avec Kassav, par exemple, et pour le raï avec Khaled. La Fête de la Musique sert de résonance à cette sono mondiale. Mis à part un atypique "Chacun fait ce qui lui plaît", le phénomène rap ne commence à gagner la France qu'à la fin de la décennie.
Années 1990
Annoncée par la chute du mur de Berlin, la décennie est celle de la mondialisation. Le marché de la musique est planétaire. La production discographique est concentrée dans les mains de trois majors (maisons de disques) internationales: Sony Music, Universal Music et EMI. C'est pourtant d'abord en marge des circuits officiels que s'affirment les deux phénomènes musicaux majeurs de l'époque: le rap et la techno. Le rap, et le hip hop au sens large, s'affirment dans les années 1990, comme un courant culturel à la fois identitaire et rebelle. Le langage et la prosodie rap trouvent peu à peu leur chemin bien au-delà des jeunes de banlieue. Le genre fait émerger son lot de vedettes comme MC Solaar, NTM, IAM, Ministère Amer. La techno propose une radicalité encore plus grande, à la fois dans sa forme musicale et dans sa pratique. Avec la chute des coûts des échantillonneurs et des home studios, la génération qui a grandi avec la micro-informatique s'approprie de nouveaux moyens d'expression et remet en cause les canons de la création musicale. La Sacem ne reconnaît les DJ comme auteurs qu'en 1997. D'abord musique de danse, la techno est aussi une culture dont l'aspect le plus emblématique est la pratique de la rave, avec son goût pour la transe et la volonté d'investir des lieux inattendus. Ce courant, qui naît sur un refus des formes musicales dominantes et des circuits officiels, n'en engendre pas moins ses vedettes, représentants de la "French Touch"comme Laurent Garnier, Daft Punk, Air, DJ Cam ou Dimitri From Paris. La mode est aux remix. A l'opposé de cette cyberculture, les gros succès de variété sont souvent dus à des chanteurs à voix tels que Céline Dion, Lara Fabian, Florent Pagny. Le courant groove, avec Ophélie Winter, Lâam ou Larusso, impose une façon de chanter en français inspirée de la phonétique américaine et des intonations soul. Le raï s'installe dans le paysage de la variété et se chante en français, Khaled avec "Aïcha" ou bien Faudel. L'engouement pour la musique bretonne est une lame de fond. Elle est déclinée en version rap, énorme succès de Manau, ou rock avec Matmatah. Le festival français qui reçoit le plus de visiteurs est le Festival Interceltique de Lorient. Une diversité de courants qui se traduit par une segmentation de plus en plus affirmée des radios, mais aussi, dorénavant, de la télévision, avec l'explosion des chaînes thématiques sur le câble et le satellite. Le développement de la technologie et surtout la baisse des coûts, met à la portée du plus grand nombre des moyens de création réservés jusqu'ici aux professionnels. Mais c'est surtout en matière de diffusion et de copie, que les structures établies sont remises en cause. La fin des années 1990 voit l'explosion des ventes d'enregistreurs de mini-disc et de graveurs de CD. La diffusion généralisée sur Internet de musiques enregistrées, de qualité numérique (avec la norme MP3), remet en cause l'économie des maisons de disques et des sociétés d'auteur. En 1999, seulement un foyer français sur cinq dispose d'un ordinateur et un sur vingt d'une connexion à Internet. Mais, la courbe exponentielle d'équipement laisse deviner l'amorce d'une révolution dans les pratiques de consommation musicale.
Années 2000
En dehors de la machine médiatique, des artistes se font peu à peu un nom sur scène, comme Dominique A puis Bénabar ou Vincent Delerm. Les radios mainstream qui finissent par s'y intéresser cherchent un nom pour les désigner et les différencier de la variété classique, on entend alors le terme nouvelle scène française. La musique électro est toujours vivace avec des groupes comme Justice ou Miss Kittin. Au sein du mouvement hip-hop, avec Grand Corps Malade et Abd al Malik entre autres, apparaît un nouveau genre, le slam, où le texte et l'écriture poétique priment. La world music rebaptisée Sono Mondiale n'est pas en reste avec Manu Chao (ex-chanteur du groupe Mano Negra) qui obtient un très large succès en Europe et sur le continent sud-américain et qui profite de sa notoriété pour produire des artistes comme Amadou et Mariam. Après Alpha Blondy le reggae africain a son nouvel apôtre Tiken Jah Fakoly.
Les réseaux sociaux sur Internet comme MySpace.com permettent à de jeunes groupes de diffuser leur musique sans passer par la barrière des maisons de disques. A partir de 2006 une nouvelle scène rock apparait avec de jeunes groupes qui empruntent leur style vestimentaire et musical au garage rock des années 60 et aux Yé-yé. Les BB Brunes et leur rock très policé deviennent les nouvelles idoles des jeunes ados.
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Maurice Chevalier : Valentine (1925)
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Charles Trenet : Boum (1938)
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Edith Piaf : La foule (1957)
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Louis Mariano : Le chanteur de Mexico (1951)
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Boris Vian : Le Déserteur (1954)
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Georges Brassens : La mauvaise réputation (1953)
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Jacques Brel : Ces gens-là (1966)
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Léo Ferré : Avec le temps (1970)
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Jean Ferrat : Ma France (1969)
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Bobby Lapointe : Framboise (1960)
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Yves Montant : Les feuilles mortes (1950)
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Gilbert Bécaud : Nathalie (1964)
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Charles Aznavour : Emmenez-moi (1967)
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Claude Nougaro : L'Amour sorcier (1966)
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Sheila : L'Ecole est finie (1963)
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Françoise Hardy : Comment te dire Adieu (1968)
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Johnny Hallyday : Que je t'aime (1969)
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Jacques Dutronc : Et moi, et moi, et moi (1967)
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Claude François : Comme d'habitude (1967)
"Comme d'habitude" a connu un succès international avec sa reprise et son adaptation en anglais sous le titre "My Way".
"My Way" par Franck Sinatra
"My Way" par Sid Vicious du groupe punk anglais Sex Pistols
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Eddy Mitchell : Pas de Boogie Woogie (1976)
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Nino Ferrer : Je voudrais être un noir (1966)
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Les Frères Jacques : Les tics (1973)
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Barbara : Göttingen (1964)
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Serge Gainsbourg : Le poinçonneur des Lilas (1958)
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Serge Gainsbourg & Brigitte Bardot : Bonnie & Clyde (1968)
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Serge Gainsbourg : Aux armes (1979)
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Mireille Mathieu : La Marseillaise
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Maxime Leforestier : San Francisco (1972)
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Yves Simon : Diabolo Menthe (1977)
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Dalida et Alain Delon : Paroles, paroles (1973)
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Joe Dassin : L'Eté indien (1975)
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Michel Sardou : Le France (1975)
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Renaud : Hexagone (1975)
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Jacques Higelin : Champagne (1979)
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Trust : Antisocial (1980)
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Téléphone : Ça c'est vraiment toi (1982)
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Alain Bashung : Gaby (1980)
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Alain Bashung : La nuit je mens (1998)
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Taxi Girl : Paris (1984)
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Indochine : L'Aventurier (1982)
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Etienne Daho : Epaule Tatoo (1986)
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Mylène Farmer : Sans Contrefaçon (1988)
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Patricia Kaas : Mon mec à moi (1988)
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Mano Negra : Mala Vida (1988)
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Bérurier Noir : Vive le feu (1985)
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Les Négresses Vertes : Voilà l'été (1988)
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Rita Mitsouko : C'est comme ça (1986)
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Têtes Raides : Ginette (1989)
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Pigalle : Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs (1990)
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Noir Desir : Tostaky (1992)
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Alain Souchon : Foule sentimentale (1993)
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Francis Cabrel : La Corrida (1994)
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NTM : Tout n'est pas si facile (1995)
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IAM : Petit Frère (1997)
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Daft Punk : Around the world (1997)
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Air : Cherry Blossom Girl (2004)
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Louise Attaque : J't'emmène au vent (1997)
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Zebda : Tomber la chemise (1998)
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Khaled, Rachid Taha et Faudel : Voilà Voilà (Concert 1,2,3 Soleil)
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Miossec : Le chien mouillé (en silence) (1998)
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Tiken Jah Fakoly : Le pays va mal (2002)
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Amadou et Mariam feat Manu Chao : Sénégal Fast food (2004)
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Camille : Au port (2005)
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Emilie Simon : Fleur de Saison (2006)
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Diziz La Peste : Jeune de Banlieue (2006)
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Rodolphe Burger : Ensemble (2008)
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Arno : Mourir à plusieurs (2007)
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Dominique A : Dans un camion (2006)
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Vincent Delerm : Sous les avalanches (2006)
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Philippe Katerine : Louxor, j'adore (2006)
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Grand Corps Malade : Saint-Denis (2006)
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Abd Al Malik : Gibraltar (2006)
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Alpha Blondy feat Lester Bilal: Demain t'appartient (2007)
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BB Brunes : Dis-moi (2007)
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Justice : D.A.N.C.E. (2007)
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Le Rock Français de 1974-1981
(émission Culture Rock sur M6)
Rock Français 74-81 (Culture Rock M6) Part.1/4
Rock Français 74-81 (Culture Rock M6) Part.2/4
Rock Français 74-81 (Culture Rock M6) Part.3/4
Rock Français 74-81 (Culture Rock M6) Part.4/4
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Les plus grandes ventes d'albums en France de 1955 à 2008 :
| Place | Artiste | Ventes * | Singles * | Albums * |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Johnny HALLYDAY | 60 369 941 | 31 025 669 | 29 344 272 |
| 2 | Michel SARDOU | 43 277 439 | 21 159 000 | 22 118 439 |
| 3 | J-Jacques GOLDMAN | 27 538 547 | 9 781 000 | 17 757 547 |
| 4 | SHEILA | 25 217 230 | 20 878 000 | 4 339 230 |
| 5 | Céline DION | 21 382 880 | 7 026 975 | 14 355 905 |
| 6 | Claude FRANCOIS | 20 757 561 | 13 389 650 | 7 367 911 |
| 7 | Francis CABREL | 19 736 916 | 3 356 529 | 16 380 387 |
| 8 | The BEATLES | 18 055 185 | 5 282 700 | 12 772 485 |
| 9 | MADONNA | 17 694 293 | 7 681 883 | 10 012 410 |
| 10 | Michael JACKSON | 17 278 989 | 7 726 971 | 9 552 018 |
| 11 | Mireille MATHIEU | 17 258 400 | 9 930 000 | 7 328 400 |
| 12 | Mylène FARMER | 15 639 014 | 5 790 128 | 9 848 886 |
| 13 | Joe DASSIN | 15 395 893 | 8 660 000 | 6 735 893 |
| 14 | France GALL | 15 224 366 | 6 822 000 | 8 402 366 |
| 15 | Sylvie VARTAN | 15 189 545 | 9 866 000 | 5 323 545 |
| 16 | Julien CLERC | 14 219 410 | 4 336 356 | 9 883 054 |
| 17 | Nana MOUSKOURI | 13 352 000 | 4 689 000 | 8 663 000 |
| 18 | Elton JOHN | 13 335 900 | 7 088 000 | 6 247 900 |
| 19 | RENAUD | 12 925 135 | 2 091 039 | 10 834 096 |
| 20 | PINK FLOYD | 12 482 878 | 1 469 453 | 11 013 425 |
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Les meilleures ventes à l’export d’artistes français en 2006
| Artiste | Genre | Albums vendus | |
| 1 | Gotan Project | Électro-tango | 1 050 0000 |
| 2 | Bob Sinclar | Électro | 500 000 |
| 3 | Hôtel Costes | Lounge | 230 000 |
| 4 | Daft Punk | Électro | 200 000 |
| 5 | Nouvelle Vague | Pop/électro | 150 000 |
| 6 | Raphaël | Chanson | 150 000 |
| 7 | Rinôçérôze | Électro-rock | 100 000 |
| 8 | Pinocchio (single) | Pour enfants | 75 000 |
| 9 | Camille | Chanson | 75 000 |
| 10 | Joe Dassin | Chanson | 75 000 |
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Reportage de MTV sur l'exportation de la musique française à l'Etranger :
FRENCH MUSIC ABROAD: THE OFFICIAL MTV REPORT!
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Cinéma francophone
Historique du cinéma français
(d'après le site du Ciné-Club de Caen)
Les origines et le temps du muet : 1896 - 1929
La date-repère est le 28 décembre 1895 qui correspond à la 1ère projection cinématographique publique et payante dans le sous-sol du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris. Dix films que les frères Lumières appellent des vues sont projetés ce soir-là, dont La sortie des usines Lumières à Lyon ou L'arrivée du train en gare de La Ciotat.
A la même époque, Georges Méliès, professionnel du spectacle fait construire le 1er studio où sont tournés entre six cents et huit cents films (documentaires / actualités reconstituées / films historiques) en utilisant des décors peints, une caméra en plein air et des pellicules coloriées à la main dès 1897. En 1902, il réalise son film le plus connu : Le Voyage dans la Lune.
Avec Charles Pathé, dès 1905, le cinéma perd sa dimension artisanale pour entrer dans l'ère industrielle et capitaliste. Dès 1907, les films sont loués aux exploitants par l'intermédiaire de sociétés concessionnaires et dès les premières années du cinéma se met en place un système toujours en vigueur : production, distribution, exploitation. Cette même année, Pathé produit 351 films et, en 1911, fait construire à Clichy le Gaumont-Palace (3400 places !).
Le 1er conflit mondial rompt la prospérité artistique et économique et remet en cause la suprématie du cinéma français. La production est interrompue car les studios sont réquisitionnés par l'armée. Charles Pathé part aux Etats-Unis : peu à peu les Etats-Unis prennent une place prépondérante dans la production cinématographique.
L'âge classique du cinéma français : 1930-1945
Le fait marquant est l'avènement du cinéma parlant. Le 6 octobre 1927, sort à New York The jazz singer réalisé par Allan Crossland, le premier film parlant de l'histoire du cinéma. L'innovation implique la promotion de nouveaux créateurs (ingénieurs du son, dialoguistes, scénaristes, musiciens) autant que le renouvellement des acteurs (modification importante du jeu : il faut un visage mais aussi une voix) : Arletty, Michèle Morgan, Louis Jouvet, Michel Simon, Jean Gabin...En 1936, avec la victoire du Front populaire on assiste à l'apogée du réalisme poétique. C'est un cinéma naturaliste, tourné en studios où les décorateurs tels Alexandre Trauner jouent un rôle important. Les dialoguistes deviennent des personnages-clés du cinéma français : le plus célèbre étant Jacques Prévert.
Henri Langlois créée la Cinémathèque française pour conserver les films ou organiser des projections. Pendant la Drôle de guerre, la production n'est pas interrompue même si la censure militaire bannit certains films comme La règle du Jeu de Jean Renoir. Suite à la mise en place du régime de Vichy (et du statut des juifs), une part importante de la profession quitte la France (Renoir, Duvivier, Gabin, Jouvet...), la censure est importante mais la production continue (Guitry, Gance, Pagnol).
Le cinéma français des années 50 : 1946-1958
Le cinéma des années 50 est entièrement aux mains de réalisateurs des années 30 : Duvivier, Clair, Autant-Lara, Carné auxquels s'ajoutent seulement quelques "nouveaux" à peu près du même âge ayant accédé au long métrage "à la faveur" de la guerre : Bresson, Becker, Clouzot, Allégret. Seul René Clément signe son premier long métrage en 1946. La continuité par delà l'Occupation et la Libération est très nette au niveau des acteurs. Dès 1945 les films se montent à nouveau sur les nom de Jean Gabin, Charles Vanel, Michel Simon, Danielle Darieux ou Michèle Morgan.
Le cinéma français des années 60 : 1959-1968
La formule Nouvelle Vague désigne les cinéastes issus du magazine Les Cahiers du Cinéma réalisant alors leurs premiers longs métrages :
- Anciens critiques : Claude Chabrol (Les cousins, 1959), François Truffaut (Les quatre cents coups, 1959), Jean-Luc Godard (Le mépris, 1963), Jacques Rivette (L'amour fou 1967), Eric Rohmer (La collectionneuse 1967).
- Courts- métragistes : Alain Resnais (L'année dernière à Marienbad, 1961), Jacques Demy (Lola, 1960), Agnès Varda (Cléo de 5 à 7, 1961), Georges Franju (Les yeux sans visage), Jean Rouch (Moi, un noir, 1957)
L'aventure économique de la Nouvelle Vague a duré six ans. L'héritage technique : caméra légère et recours à des pellicules plus sensibles permettant de tourner dans la rue sans l'éclairage des studios, durera plus longtemps, s'étendra aux pays de l'Est, au Brésil, au Canada, en Allemagne, au Japon, au Brésil.
Le cinéma français des années 70 : 1968-1983
Une chronologie politique ferait débuter le cinéma des années 70, par les événements de mai 1968 et le clôturerait par l'élection de François Mitterrand à la présidence en mai 1981.
La conséquence la plus remarquable de mai 68 est ,à coté d'un cinéma engagé plus expérimental, l'émergence d'un cinéma politique de grande consommation symbolisée par "La trilogie" de Costa-Gavras avec Yves Montand :"Z, ou l'anatomie d'un assassinat politique", 1969 (un chef de l'opposition démocratique assassiné avec l'appui du pouvoir dans la Grèce des colonels) ; "L'aveu", 1970 (en 1951 à Prague, un homme politique est arrêté, mis au secret et contraint d'avouer des crimes imaginaires contre le communisme) ; "Etat de siège", 1973 (les Tupamaros enlèvent puis abattent un conseiller américain de la police chilienne).
Les cinéaste de la nouvelle vague créent un nouveau langage pour leur sensibilité exacerbée. A l'opposé, des cinéastes cherchent à faire passer leur vision du monde par l'anecdote tout en respectant l'efficacité de la grande tradition hollywoodienne. Ces films ont l'appui du public: intéressant, intelligent, bien construit, interprété par des vedettes et soutenus par les médias, ce cinéma constitue le fondement d'un commerce de qualité. L'œuvre la plus ambitieuse et la plus aboutie de cette tendance est certainement celle de Bertrand Tavernier qui alterne petits sujets à la française: "L'horloger de Saint-Paul", 1974 ; " Des enfants gâtés", 1977 et films historiques "Que la fête commence", 1975 ; "Le juge et l'assassin", 1976. Claude Sautet connaît le succès public avec ses analyses des états d'âmes de la moyenne et petite bourgeoisie. Avec "Les choses de la vie", 1969 il impose une image de marque désormais bien établie.
Alors qu'on aime le dire moribond à Hollywood le "star system" triomphe en France. Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon drainent les foules des années. Totalement conditionné par une publicité tapageuse, le public va voir Isabelle Adjani plus que "l'Eté meurtrier" (Jean Becker, 1983). L'efficacité l'emporte sur la qualité. Il suffit donc de refaire inlassablement les mêmes succès et "la boum 2" succède à "La boum" avec la même équipe (Claude Pinoteau, 1980-1982) et surtout la même Sophie Marceau tandis que le quartette Isabelle Adjani, Natalie Baye, Isabelle Huppert et Miou-Miou truste tout le reste des écrans pendant dix ans.
Le cinéma français des années 80 : 1984-1991
La télé privée apparaît avec la création en 1984 de C+, dont la vocation première est de diffuser des films récents, puis en 1985 de La5 et M6. Le cinéma est confronté à la concurrence de la TV. Il y avait encore 200 millions de spectateurs en 1982, il n'y en a plus que 120 millions en 1990. Pour survivre le cinéma se doit de devenir marchandise culturelle. Il doit faire événement. Pour que le film attire, les stars sont surpayées, les frais de publicité sont multipliés, les frais de distribution sont mobilisés immédiatement : en 1975 on tirait de 35 à 50 copies d'un film porteur. En 1985 on en est à 300 copies avec des pontes à 400 pour les produits suscitant le plus d'espoir. Sur ce terrain les films américains gagnent largement : en 1986 l'audience des films américains dépasse celle des films français (43%). En 1994, la part des films français n'est plus que de 30% .
Une jeune génération de cinéaste (Luc Besson, Jean-Jacques Beinex puis Jean-Pierre Jeunet) propose un cinéma où l'imaginaire et l'esthétique (travail prédominant de la photographie) priment sur la narration.
Le cinéma français des années 90 : 1992-2009
Un groupe de metteurs en scène (Arnaud desplechin, Olivier Assayas), tous nés après 1950, et d'acteurs fait donc le portrait d'une société en proposant à travers leur héros un exemple de comportements moraux qu'il leur paraît important de défendre. Ils retrouvent ainsi la tradition du grand cinéma américain mais surtout prolonge l'apport esthétique de de la Nouvelle vague (Truffaut, Godard). Ils sont en rupture par rapport à deux autres groupes de cinéastes, l'un perpétuant la tradition du cinéma d'observation psychologique ou social, l'autre se plaçant sous le signe de l'imaginaire.
La décennie voit également des productions particulières qui marquent le box-office : Les visiteurs (1993) de Jean-Marie Poiré ; Le cinquième élément (1997) de Luc Besson, Microcosmos (1996) de Claude Nuridsany ; Etre et avoir de Nicola Philibert.
Parmi la génération des cinéastes nés avant 1950 et reconnus dès les années 70 on retiendra:
- André Téchiné: Ma saison préférée (1993), Les roseaux sauvages (1994), Les voleurs (1996)
- Philippe Garrel : La naissance de l'amour
- Jacques Doillon : Le jeune Werther (1993),Ponette (1996)
- Benoît Jacquot : La vie de Marianne, Une fille seule (1995)
- Patrice Chéreau : La reine Margot (1994), Intimité
- Raymond Depardon : Délits flagrants (1994).
- Jean-Claude Brisseau : Choses secretes (2002)
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L'entrée du train en gare de la Ciotat de Louis Lumière 1895
Le 13 février 1895, les frères Auguste et Louis Lumière inventent le Cinématographe. Leurs premières projections de films remportent un succès énormes.
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Le voyage dans la lune de Georges Méliès 1902
Georges Méliès signe en 1902 le premier film de science-fiction, le Voyage dans la Lune en utilisant les trucs et astuces en usage dans le monde des illusionnistes.
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La passion de Jeanne d'Arc de Carl T. Dreyer 1928
Cinéaste danois installé en France, Dreyer fait du visage bouleversant de la comédienne Renée Falconetti l'incarnation de la souffrance humaine à travers le récit du chemin de croix de Jeanne d'Arc.
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L’arrivée du parlant consacre le réalisme poétique. Dans ce cinéma naturaliste tourné en studios, les dialoguistes prennent une importance grandissante comme par exemple Jacques Prévert .
Certaines répliques deviendront mythiques comme le "T'as d'beaux yeux tu sais" de Jean Gabin à Michèle Morgan et le "Atmosphère" d'Arletty à Louis Jouvet .
Quai des brumes de Marcel Carné 1931
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Hôtel du Nord de Marcel Carné 1938
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Marius de Marcel Pagnol 1931 réalisé par A. Korda avec Raimu
Les personnages de Marcel Pagnol évoquent Marseille avec cet accent et cette verve bien particulière.
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La Grande Illusion de Jean Renoir 1938 avec Jean Gabin et Eric Von Stroheim
Ce film présente une philosophie pacifiste et humaniste à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il défend l'idée que le nationalisme et l'antisémitisme sont une profonde erreur qui divise les peuples et essaie de cerner ce qui peut séparer mais aussi réunir les hommes (principalement les classes sociales, le pays d'origine et les références culturelles). Ce film fut interdit par le régime nazi en Allemagne, et en France de 1939 à 1945.
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Casque d'or de Jean Becker 1952 avec Simone Signoret et Serge Reggiani
Histoire d'un amour impossible d'une prostituée dans le milieu des Apaches, voyous qui hantent le quartier de Belleville.
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Et Dieu... créa la femme de Roger Vadim avec Brigitte Bardot 1956
Ce film qui révèle la sensualité d'une jeune ingénue au regard des hommes du petit village de Saint-Tropez marque son époque en annonçant l'émancipation féminine et propulse B.B. au rang de sex-symbol.
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La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara 1956 avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès
Parcours initiatique sur fond de marché noir qui conduit les personnages à travers Paris sous l'Occupation allemande.
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Mon Oncle de Jacques Tati 1957
La poésie visuelle et onirique de Tati nous plonge dans un monde contemporain sous l'emprise d'une mécanique des objets et des comportements humains.
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Playtime de Jacques Tati 1967
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Les années 60 voient la consécration du dialoguiste Michel Audiard qui collabore avec plusieurs réalisateurs. Son imagination verbale s'inspirant de la gouaille et de l'argot parisien en font un maître dans l'art de la cinématographique.
Un singe en hiver d'Henri Verneuil 1962
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Les Tontons flingueurs de Georges Lautner 1963
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La "Nouvelle Vague" regroupe un ensemble de jeunes réalisateurs qui développent une nouvelle façon de faire des films. Magnétophone portable autonome et caméra 16mm en main, ils tournent en extérieur, imposent une nouvelle esthétique plus proche du réel rompant avec le cinéma de studio. Les plus illustres d'entre eux sont Godard, Truffaut, Rohmer, Rivette et Chabrol.
A bout de souffle de Jean-Luc Godard 1960 avec
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Le Mépris de Jean-Luc Godard 1963
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Les 400 coups de François Truffaut 1959
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Jules et Jim de François Truffaut 1962
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Hiroshima mon amour d'Alain Resnais 1959
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Un homme et une femme de Claude Lelouch 1966 avec Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée
Film récompensé par la Palme d'Or à Cannes, un Golden Globe et un Oscar
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Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy 1964 avec Catherine Deneuve
Demy est le seul grand réalisateur français de comédies musicales. Sous des apparences naïves et colorées, l'univers de ses films est souvent sombre et désenchanté.
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Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy 1967 avec Catherine Deneuve
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Le Corniaud de Gérard Oury (1965) avec Bourvil et Louis de Funès
Gérard Oury réalise deux comédies avec le duo Bourvil - Louis de Funès.
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La Grande Vadrouille de Gérard Oury (1966) avec Bourvil et Louis de Funès
Cette comédie est restée pendant 40 ans le plus grand succès commercial dans les salles françaises avec la confrontation des deux acteurs comiques les plus importants de l'époque.
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L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville 1969
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Borsalino de Jacques Deray 1970
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Les Choses de la vie de Claude Sautet 1970
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Le Grand blond avec une chaussure noire d'Yves Robert 1972
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Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert 1976
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Le vieux fusil de Robert Enrico 1975
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Buffet Froid de Bertrand Blier 1979
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La Cage aux Folles d'Edouard Molinaro 1978
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Coup de tête de Jean-Jacques Annaud 1979
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Le Splendid
Les Bronzés font du ski de Patrice Leconte 1979
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Le Père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré 1982
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La Boum de Claude Pinoteau 1980
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Le Dernier Métro de François Truffaut 1980
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Le Professionnel de Georges Lautner 1981
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Coup de torchon de Bertrand Tavernier 1981
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Garde à vue de Claude Miller 1981
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Diva de Jean-Jacques Beineix 1981
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L'Eté meurtrier de Jean Becker 1983
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Subway de Luc Besson 1985
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Le Grand Bleu de Luc Besson 1988
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Trois hommes et un couffin de Coline Serreau 1985
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Tchao Pantin de Claude Berri 1983
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Jean de Florette de Claude Berri 1986
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La Vie est un long fleuve tranquille d'Etienne Chatiliez 1988
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Milou en mai de Louis Malle 1990
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Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau 1990
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Van Gogh de Maurice Pialat 1991
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Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro 1991
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Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré 1993
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La Cité de la peur d'Alain Berbérian (écrit et interprété par Les Nuls) 1994
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La Haine de Mathieu Kassovitz 1995
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Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) d'Arnaud Desplechin 1995
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Un air de famille de Cédric Klapisch 1996
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L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch 2002
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On connaît la chanson d'Alain Resnais 1997
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Le Dîner de cons de Francis Veber 1998
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Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot (1998)
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Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet 2001
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Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat 2002
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Les Choristes de Christophe Barratier (2004) avec Gérard Jugnot et Jean-Baptiste Maunier
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L'Enfant des frères Dardenne (2005)
Le réalisme social des films des frères Dardenne a été primé trois fois à Cannes : Palme d'or en 1999 avec "Rosetta" puis en 2005 avec "L'enfant", Prix du scénario en 2008 avec "Le silence de Lorna".
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La Môme d'Olivier Dahan 2007
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Bienvenue chez les Ch'tis de Danny Boon 2008
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LES PLUS GRANDS SUCCES DU CINEMA
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LES PERLES DE LA "PROVOC"
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Un chien andalou de Luis Bunuel (1929)
Inspiré par un rêve et coécrit sur le mode du "cadavre exquis" par Salvador Dali et Luis Bunuel, ce film est l'illustration cinématographique du mouvement surréaliste
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Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil de Jean Yanne 1972
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La Grande bouffe de Marco Ferreri (1973) avec Andrea Ferreol, Philippe Noiret, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli
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Les Valseuses de Bertrand Blier (1974) avec Miou-Miou, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu
L'univers grinçant et anticonformiste de Blier reprend à sa manière la grande tradition du cinéma à dialogues de Michel Audiard.
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Emmanuelle de Just Jaeckin (1974) avec Sylvia Kristel
Premier film érotique grand public, il annonce le boom de la production cinématographique érotique et pornographique qui profitera de la libéralisation de la censure cette année-là. Le succès est tel que trois autres épisodes des aventures de la jeune femme seront tournés jusqu'en 1984.
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Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky (1987)
En marge de l'industrie cinématographique, Mocky réalise et produit ses films où le conformisme, l'hypocrisie et le puritanisme petit-bourgeois sont ses cibles favorites.
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C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoit Poelvoorde (1992)
Une fiction tournée comme un documentaire à petit budget sur un serial-killer belge à l'humour au vitriol.
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Bernie de Albert Dupontel (1996)
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